Je ne saurais trop vous conseiller l’article sur le rôle de la monnaie dans la crise publié par Jean Peyrlevade dans Le Monde d’aujourd’hui, que vous pouvez lire ici. Je n’en changerais pas une virgule.
La restauration privée de TVA
Mardi 5 mai 2009Chose promise, chose due, voici un petit billet sur la baisse de la TVA dans la restauration. Au moment où plus personne n’y croyait, Bruxelles a fini par avaler ce serpent de mer de la vie politique nationale. Au plus mauvais moment, me semble-t-il. Voici pourquoi.
En premier lieu, la mesure coûte pas moins de 3 milliards d’euros. D’aucuns disent 2, mais c’est en soustrayant les avantages déjà consentis en attendant la mesure. Du coup, si lesdits avantages subsistent, ça pourrait même atteindre 4 milliards. A titre de comparaison, voilà un petit cadeau qui coûte plus cher que le budget total du ministère de la Culture ou de celui des Affaires Etrangères. Heureusement, les restaurateurs ont promis solennellement d’embaucher 40 000 personnes. Comme on sait que l’embauche dans la restauration se fait généralement au SMIC, que le SMIC brut est à 1 321,02€, ça fait une dépense de 634 millions d’euros annuels.Vous me direz que l’embauche n’est pas toujours au SMIC. C’est vrai. Mais la moitié des emplois créés seront des contrats d’apprentissage. C’est à dire ces contrats qui sont payés entre 25 et 78% du SMIC, et qui ouvrent droit à une indemnité compensatrice forfaitaire de 1 000€ annuels du conseil régional et à un crédit d’impôt de 1 600 à 2 200€ annuels. Ca doit se compenser, non ?
L’emploi dans la restauration, c’est donc désormais le super-emploi aidé : on offre cinq fois votre salaire à votre patron, et lui, il jure sur l’honneur qu’il vous embauchera peut-être. C’est ainsi une aide considérable qui est accordée au secteur concerné. Mais pourquoi ?
L’intérêt majeur d’une aide à la restauration réside dans le fait que c’est un secteur qui a une proportion non négligeable de clients étrangers, ce qui le rend assimilable à un secteur exportateur. Autrement dit, c’est une forme d’aide à l’export, et c’est précisément ce qui déplaisait tant à l’Union Européenne. Cependant, il s’agit d’exportations liées : le ressortissant étranger ne saurait échouer dans une gargotte bien d’chez nous s’il n’est pas d’abord venu par quelque moyen de transport que ce soit. Or il est notoire que la monnaie britannique ne vaut plus rien, que les retraités du monde entier ont vu leur retraite par capitalisation investie en subprimes fondre comme la glace Picard que j’ai posée sur mon four l’autre jour, et que les millionnaires russes sont en prison. Dès lors, le secteur me paraît très insusceptible de créer sa propre demande à l’international.
On me répondra que précisément, de ce fait, la restauration est fortement touchée par la crise, et qu’elle mérite d’être aidée. Qu’elle soit frappée de plein fouet par la crise est indéniable, tant du fait de ses clients étrangers que français d’ailleurs. Mais faut-il pour autant ponctionner les autres secteurs de l’économie pour sauver nos brasseries ? Je ne crois pas. Ce secteur est par nature précaire. Si un restaurant ferme à cause de la crise, un autre ouvrira au même endroit dans 3 ans. A la différence de certaines industries, la perte de savoir-faire est minime : la disparition de restaurants ne tuera pas le savoir-faire du bœuf bourguignon ou de la tarte tatin. Et le risque de délocalisation ou de perte de position concurrentielle est nul. La restauration s’en sortira donc très bien toute seule, et n’a besoin que d’une sécurité sociale que la France garantit déjà.
Bref, le plus probable est que cette mesure permette de stabiliser les prix et de protéger un certain nombre de restaurants et d’emplois. Mais à quel prix ? Au moment où les ressources de l’Etat sont très limitées, et où la France a besoin d’investissements dans l’innovation pour préparer l’après-crise, nous ne trouvons rien de mieux que de phagocyter nos rares marges de manoeuvre en soutenant la restauration, dont ceux qui me connaissent savent à quel point elle m’est sympathique, mais qui a plus besoin de notre coup de fourchette que de notre soutien fiscal.
Bonne nouvelle du jour : la loi Hadopi n’a pas été votée aujourd’hui. Elle le sera la semaine prochaine, du fait d’amendements trop nombreux. Le feuilleton continue. J’essaierai par ailleurs de dire deux mots ces prochains jours sur le terrible drame qui a eu lieu en Turquie, et qui provoque des réactions épidermiques chez les turcophobes avérés.
Contre l’économie du bakchich
Lundi 27 avril 2009Un commentateur de mon récent article sur les salaires des patrons a proposé plusieurs liens où il évoque sa position sur le sujet – très favorable à des salaires élevés pour les dirigeants d’entreprise. J’ai jeté un coup d’œil à ses arguments, dont certains sont tout à fait intéressants (je ne tiens pas à perdre un lecteur, encore moins un lecteur qui s’exprime, car ils sont rares !). Mais son argument principal relève à mon avis de ce que j’appelle l’économie du bakchich. Il s’appuie notamment sur une étude de Xavier Gabaix et Augustin Landier qui montre que les salaires des dirigeants de grandes entreprises n’ont pas cru plus vite que la taille des entreprises elle-même. Autrement dit, la part de la rémunération du CEO n’a pas évolué, et par conséquent, cette rémunération est juste.
Pourquoi ce raisonnement me paraît-il insuffisant ? D’abord, le dirigeant ne travaille pas mieux parce que l’entreprise est plus grande. Au contraire, il travaille moins bien parce qu’il la connaît moins bien. Il a donc besoin d’un plus grand nombre de collaborateurs de qualité, accentuant le poids de la technostructure dans l’entreprise. Ensuite, et surtout, la justification me paraît en contradiction directe avec les motivations de la concentration des grandes entreprises. Nous savons que si les entreprises fusionnent, c’est pour réaliser des économies d’échelle. C’est-à-dire qu’on considère d’une part que le coût marginal de production est décroissant et d’autre part qu’un certain nombre de coûts sont fixes, de telle sorte que leur montant par unité produite après la fusion sera réduit de moitié. Or il me semble que le patron de l’entreprise est précisément de ceux-là : on emploie la même personne à faire le même boulot ! Si on suivait ce raisonnement, le traitement du président de la République devrait être près de 30 fois celui du maire de Paris, parce qu’il a la responsabilité de 30 fois plus de citoyens, et que son travail est en conséquence 30 fois plus complexe. Ce seul exemple montre que le raisonnement ne tient pas. La notion même de salaire, c’est à dire de rémunération du travail, suppose qu’il dépende de la quantité et de la qualité du travail accompli, et pas des quantités gérées. A titre de comparaison, au Portugal, un maire reçoit statutairement des indemnités égales à 40 à 60% de celles du Président de la République, selon la taille de la ville. Pas vraiment proportionnel !
Encore plus symptomatique de cette vision de l’économie sont ces entreprises qui toutes entières vivent de l’économie du bakchich en prélevant un pourcentage du flux qu’elles traitent indépendamment du service rendu. L’exemple des banques spécialisées dans les fusions et acquisitions est édifiant. Celles-ci se rémunèrent en proportion du montant d’une transaction dont elles sont précisément chargées de déterminer le prix. Je passe sur la collusion d’intérêts. En prélevant une proportion du flux, et non de la valeur créée (qui serait, je vous l’accorde, difficile à déterminer) ou du travail effectivement réalisé, ces banques amputent considérablement la création de valeur de l’économie réelle. C’est à peu près aussi invraisemblable que si l’Etat, qui fixe les prix des livres, faisait payer aux libraires une redevance sur le chiffre d’affaires au titre de la fixation du prix des livres. La redevance serait à juste titre annulée par le Conseil d’Etat comme ne correspondant à rien.
Voilà une vision de l’économie qui me semble inefficace, avant tout parce qu’elle contribue à favoriser le brassage de monnaie au détriment de la véritable création de valeur. En ce sens, elle me paraît avoir participé de façon non négligeable à l’avènement de la période de crise que nous vivons. Elle me semble aussi injuste et immorale parce que, tandis que les uns sont rémunérés en juste proportion du facteur de production engagé, qu’il soit capital ou travail (la notion de juste proportion intégrant la qualification dudit travail, ou le risque consenti par le capitaliste), les autres obtiennent une rémunération sans commune mesure avec les facteurs de production qu’ils engagent, qui révèle à mon sens une imperfection notoire du marché. Les commissions du banquier augmentent avec la bourse, indépendament de la mesure de son travail, comme celles du flic ripoux avec le niveau des amendes. Est-ce là un mode de rémunération juste ?
Plaidoyer pour les salaires des grands patrons
Vendredi 24 avril 2009Si, si, vous m’avez bien lu. J’aime bien aller à contre courant, alors autant mettre carrément les pieds dans le plat, pour une fois. Rassurez-vous : je ne vais pas non plus défendre tel dirigeant de grande entreprise aidée par l’Etat et dont la prime de départ représente presque 20% de l’aide reçue, ni tel autre, qui a touché plus de primes d’arrivée et de départ que de salaire au cours de son mandat. Si vous le permettez, nous allons diviser le problème en deux : d’une part, lesdits salaires sont-ils mérités ? D’autre part, s’ils ne le sont pas, ont-ils des raisons de perdurer ?
On pourrait débattre éternellement de la première question. Chacun aurait des arguments valables (Charles Beigbeder donne un panorama équilibré des arguments favorables), selon qu’il se place du point de vue économique ou du point de vue moral, et nous n’en finirions pas. Aussi prendrai-je l’hypothèse la plus défavorable pour lesdits patrons : supposons, pour les besoins de la démonstration, qu’il soit démontré qu’ils sont manifestement immérités. Nous pouvons passer directement à la deuxième question, sans doute la plus intéressante. Au fond, est-il utile que des salaires soient élevés ? Je passe ici sur l’argumentation économique qui consisterait à dire avec Mandeville que “la prodigalité d’un libertin, agissant par vice, donne du travail à des tailleurs, des serviteurs, des parfumeurs et des femmes de mauvaise vie…” C’est à dire que les écarts de salaires seraient la condition de la prospérité. L’argumentation est tout à fait valable, mais nous nous égarerions alors sur le niveau d’écart souhaitable, qu’il est naturellement impossible de déterminer avec précision autrement que par une large étude empirique.
Je voudrais faire valoir un autre argument, de nature sociale, qui est en partie inspiré de Marx (encore une fois, si, si, vous allez voir !). Considérons avec les marxistes qu’il existe trois classes de la société : les capitalistes, les entrepreneurs et les travailleurs. Sans faire un cours sur le marxisme, rappelons que grosso modo, les capitalistes ne travaillent pas et vivent de leur rentes, les entrepreneurs dirigent les entreprises que les capitalistes possèdent, et les travailleurs travaillent dans lesdites entreprises, engraissant tout ce petit monde. La question marxiste radicale est : comment mettre fin à cette injustice profonde ? La question sociale-démocrate, beaucoup moins radicale, est double : comment améliorer malgré tout les conditions de vie des travailleurs ? et comment s’assurer d’une certaine fluidité entre ces classes, d’une véritable égalité des chances, afin que chacun se trouve dans la classe où il doit être ?
N’étant pas vraiment révolutionnaire dans l’âme, je m’intéresse ici à cette dernière question (la précédente faisant peut-être l’objet d’un autre article dans quelques jours). Il existe de ce point de vue deux modèles, que je qualifierai de modèles américain et européen. Le modèle américain est marqué par le mythe du self-made-man. Qu’est-ce qu’un self-made-man, sinon un travailleur qui est parvenu dans la classe des capitalistes ? Selon ce modèle, il n’y a pas de hiérarchie entre les trois classes, mais plutôt la possibilité pour chacune des deux autres de parvenir à devenir capitaliste. Le modèle a naturellement ses limites : ne devient capitaliste que celui dont le domaine d’activité ne requiert pas d’investissement préalable important. Le développement des technologies de l’information et de la communication a permis à ce modèle de vivre une nouvelle jeunesse depuis plusieurs décennies, mais les success stories sont sans doute un arbre qui cache une bien grande forêt.
Le modèle européen est tout autre. Il suppose que l’on peut passer de la classe des travailleurs à celle des entrepreneurs, puis à celle des capitalistes, le cas échéant sur plusieurs générations. Un travailleur – ou une personne issue de cette classe – peut-il aujourd’hui passer de la classe des travailleurs à celle des entrepreneurs ? Insuffisament, c’est précisément l’objet des politiques d’égalité des chances, que j’ai critiquées par ailleurs, mais dont l’intention est bonne et juste. Un entrepreneur peut-il devenir capitaliste ? A la seule et unique condition que son salaire lui permette d’épargner en quantité suffisante pour tirer in fine un revenu décent du seul placement de son épargne. Autrement dit, le modèle européen – et plus encore français – de promotion sociale ne saurait fonctionner si les salaires les plus élevés ne permettent pas aux dirigeants de rejoindre la classe des capitalistes. Faut-il plaindre, me direz-vous, un dirigeant d’entreprise sous le seul prétexte qu’il ne peut structurellement pas devenir capitaliste ? Certainement pas. Mais il serait terriblement malsain que le capital reste indéfiniment aux mains des mêmes, indépendament de la qualité de leurs investissements. Et ce serait la ruine du capitalisme français que de ne pas permettre aux esprits plus dynamiques de, comme disait Guizot “s’enrichir par le travail et l’épargne”. Souhaitons donc soit la Révolution marxiste, soit des salaires élevés pour les patrons compétents, afin de ne pas voir notre économie et notre société gagnées par une inquiétante sclérose, au moment même où elle prend conscience des affres déjà causés par cette maladie depuis quatre décennies.
Produit Durable Net
Lundi 7 janvier 2008Depuis bien longtemps, l’évolution du chiffre d’affaires est devenu un critère nettement secondaire d’évaluation de la performance d’une entreprise. Je ne doute pas que mon lecteur prendrait pour un idiot le chef d’entreprise qui concentrerait sa communication financière sur ce seul critère, au détriment de toute rentabilité.C’est pourtant ce que fait le gouvernement. Comme tous les pays du monde, il se préoccupe essentiellement de l’évolution de son PIB, de sa croissance. Or le PIB ne rend pas compte du bonheur des citoyens, ni même de leur qualité de vie. Jusqu’ici, rien d’extraordinaire : c’est même la cause essentielle de la création de l’indicateur IDH (indice de développement humain). Cela dit, vous l’aurez remarqué, on ne juge pas de la réussite du gouvernement à l’aune de la progression de l’IDH, mais bien plus de celle du PIB.
Un certain nombre d’autres aberrations marquent l’usage du PIB comme critère unique de performance. Toute forme de consommation participe du PIB : par exemple, lors d’un accident de voiture, vous allez à l’hôpital, où vous consommez en santé : croissance. Puis vous rachetez une voiture : encore croissance. Enfin, vous bénéficiez d’une assurance que vous avez financée : toujours croissance. Bref, l’existence d’accidents de voiture est un facteur de croissance non négligeable. De façon plus générale, plus philosophique même, le bonheur, qui suppose de ne pas ressentir de besoin supplémentaire, est contraire à la croissance ! Heureusement, il y a plus de citoyens qui consomment dans l’espoir d’être heureux que de citoyens réellement heureux de ce qu’ils ont.
Constatant l’échec des indicateurs non économiques comme l’IDH, peut-on alors améliorer la définition de cet indicateur de création de richesse nationale qu’est le PIB pour se rapprocher d’un indicateur optimal ?
Il est frappant de constater que la nation, si elle dispose d’un compte de résultat à peu près bien établi, ne dispose d’aucun bilan. Difficile, me direz-vous d’évaluer l’actif d’une nation. Vous aurez raison. Mais tout de même : si les pêcheurs bretons pêchent plus de poisson qu’il n’est raisonnable à long terme pour préserver l’écosystème, cela provoque une dépréciation considérable de l’actif national, qui n’est enregistré nulle part. En d’autres termes, l’extraction des ressources naturelles nationales ne constitue pas en soi une valeur ajoutée. Prenons un exemple simple : quand une monarchie du Golfe s’assure un niveau de vie élevé « grâce au pétrole », tout ce qu’elle fait d’un point de vue comptable, c’est vendre son actif, et utiliser la trésorerie qui en résulte pour faire des dépenses courantes. C’est à dire, financièrement, s’assurer un résultat net considérablement négatif.
Je n’écris pas ici qu’il ne faut pas exploiter les ressources naturelles, loin de là : il n’est pas toujours absurde, loin de là, pour une entreprise de vendre un actif, pour diverses raisons que vous connaissez. Mais je soutiens que l’incapacité à considérer ainsi les comptes de la nation dans tous les pays du globe est une des causes essentielles de l’explosion de la consommation de matières premières, avec les limites que nous connaissons aujourd’hui. Plus exactement, cette vision aurait été susceptible d’éviter largement cette surconsommation.
Dans ces conditions, que peut-on faire ? Comment peut-on améliorer cet indicateur qu’est le PIB ? Etablir le bilan est illusoire. Cependant, peut-on calculer le « profit » de la nation ?
Les produits sont égaux au PIB, cela va de soi.
Que sont les charges de la nation ? Essentiellement les suivantes :
- Les importations, qui sont déjà évaluées par la comptabilité nationale classique.
- La consommation des ressources non renouvelables de la nation (vente d’actifs). Leur valeur de marché est simple à calculer pour des matières premières classiques. Elle l’est moins par exemple pour les poissons, puisqu’ils ont une valeur faible tant que le nombre prélevé est inférieur au seuil de renouvellement des générations, mais élevée au-delà. Toutefois, le total de la valeur de ces consommations peut être évalué. Dans l’idéal, nous devrions pouvoir ajouter à ce poste une sorte de valorisation de l’oxygène consommé/produit, ou des émissions de gaz à effet de serre, considérant que non seulement les richesses du sol, mais aussi celles de l’air sont nationales. Mais dans un premier temps, il vaut peut-être mieux ne pas chercher à ne pas valoriser l’air !
- Les dépréciations d’actifs (produits durables jetés) et consommations courantes : si on souhaite calculer effectivement l’accumulation de richesse nationale, il faut comptabiliser ces postes comme charges. S’agissant des consommations courantes (nourriture, services, …), elles font partie de l’évaluation du niveau de vie. Il me semble donc que l’on devrait les exclure des charges. Inversement, l’ensemble des déchets (qu’ils soient durables (machines,…) ou non (emballages)) doivent être considérées comme des charges. Reste alors le problème de l’évaluation de la valeur de ces déchets. Pour les entreprises, il suffit de reprendre leurs comptes détaillés pour connaître le montant de leurs achats matériels et de leurs actifs jetés. Pour les ménages, c’est plus compliqué : à supposer que nous soyons bientôt facturés au poids de nos déchets (comme en Suisse, je crois), un simple échantillonnage permettra d’évaluer leur valeur totale.
Ainsi, on peut calculer un indicateur qui pourrait être qualifié de produit durable net. A terme, à condition de mettre en place les outils ad hoc son évaluation doit pouvoir devenir suffisamment simple pour être véritablement précise et significative.
Toutes remarques sont les bienvenues, d’autant plus qu’il ne s’agit là que d’un brouillon, d’une idée !
Offre d’emploi : cherche étudiant en économie pour faire de ce calcul un sujet de mémoire !!Edit, 08.01.2008 : Sarko, ce matin : “Nous ne pouvons pas espérer changer nos comportements et nos façons de pensée si nos critères de la richesse restent les mêmes. Nous avons besoin de prendre en compte la qualité et pas seulement la quantité pour favoriser un autre type de croissance. Il faut changer notre instrument de mesure de la croissance.” Je pense comme Guaino, maintenant, c’est inquiétant !
Publié par thibaudcontamine